La viande de zèbre est profondément ancrée dans l'histoire de l'Afrique australe et orientale. Bien avant que l'élevage ne se généralise, la chasse aux animaux sauvages occupait une place centrale dans l'alimentation de nombreuses communautés autochtones. Les zèbres constituaient une source de viande importante, bien que peu courante. Appréciés pour leur viande maigre et savoureuse, ils étaient généralement chassés lors de chasses collectives.
Avec l'époque coloniale, le statut de la viande de zèbre a considérablement évolué. Les colons européens ont introduit le bétail, les moutons et les chèvres, ce qui a entraîné une raréfaction de la viande de gibier. De plus, le zèbre était de plus en plus perçu comme un symbole de la nature sauvage africaine et moins comme un animal domestique.
Néanmoins, la viande de zèbre est restée un aliment de base dans les zones rurales et était traditionnellement séchée ou cuite au feu de bois.
Au XXe siècle, la viande de zèbre a connu un regain d'intérêt, principalement pour ses bienfaits sur la santé et l'environnement. Grâce à sa faible teneur en matières grasses et à l'élevage naturel des animaux, elle est considérée comme une viande très maigre et riche en protéines. Dans certains pays africains, elle est encore commercialisée dans des conditions contrôlées, notamment là où la gestion durable de la faune sauvage est pratiquée.

















