Cuisses d'oie braisées marinées au vin blanc, aux épices et aux agrumes, servies avec du potiron mariné, une réduction de marinade et des endives vapeur aux radis
Bon à savoir : L'oie dans l'histoire culinaire – Un voyage à travers le temps.
Antiquité : les Égyptiens, les Grecs et les Romains élevaient des oies comme animaux domestiques.
Les Romains, en particulier, appréciaient les oies à la fois comme animaux de garde (célèbres pour leurs « oies caquetantes du Capitole ») et comme aliment. Le foie gras d'oie était considéré comme un mets de choix dès l'Antiquité – ses origines remontent à l'Égypte et à la Rome antiques.
Moyen Âge : En Europe médiévale, l'oie devint un rôti traditionnel des fêtes. En effet, de nombreux agriculteurs élevaient des oies, animaux robustes fournissant viande, graisse et duvet. Avec le Carême et la Saint-Martin (11 novembre), l'oie acquit une forte signification culturelle :
L'oie de la Saint-Martin marquait symboliquement la fin de la saison agricole et le début de l'hiver.
Époque moderne : Notamment dans les pays germanophones, en Autriche et en Europe de l'Est, l'oie devint un rôti de Noël.
La raison : Les ménages les plus aisés pouvaient plus facilement s'offrir des oies que d'autres animaux en hiver. La graisse d'oie fut utilisée comme matière grasse de cuisson importante pendant des siècles. Elle constitua longtemps un aliment de base de la cuisine paysanne.
Cuisine juive : Dans la cuisine ashkénaze, l’oie occupait une place centrale, car sa graisse (schmalz) était casher et utilisée comme substitut du beurre. Des plats tels que l’oie rôtie, les abats d’oie ou le cou farci (helzel) y sont traditionnellement servis.
Aujourd’hui : L’oie rôtie est considérée comme un plat de fête classique dans certaines régions d’Europe, notamment à Noël et à la Saint-Martin. L’élevage d’oies étant plus coûteux et exigeant en main-d’œuvre que celui des poulets, la viande d’oie est souvent considérée comme un mets de choix.







